Recherche Proximologie.com
 
La proximologie
Recherche & Etudes
Ressources

Lettre de la proximologie
Publications
Bibliographie
Initiatives & Expertise
Services & Formation

Contact
Aide
Recevoir la newsletter

PUBLICATIONS
Imprimer

Doctor-parent-child relationship :
 

a “pas de trois”
 

L’étude néerlandaise a décortiqué la relation à trois, médecin, parent, enfant, lors d’une série de 105 consultations de médecine générale enregistrées entre 1975 et 1993. Les enfants avaient entre 4 et 12 ans. L’étude confirme une observation bien connue : le plus souvent, les deux adultes dialoguent entre eux, l’enfant étant plus ou moins passif. L’originalité de cette étude est d’avoir examiné la consultation en deux temps, l’interrogatoire du médecin et l’annonce du diagnostic et du traitement. L’attitude des deux adultes a été étudiée sous un angle bien précis, voir si les adultes incitaient l’enfant à participer activement ou non à la consultation.
 

Le résultat final n’est guère étonnant : dans 90 % des cas la consultation se termine par une absence de participation de l’enfant. Il est lointain, répond par monosyllabes, hausse les épaules. Dans la plupart des consultations (72 %), les deux adultes n’incitent pas l’enfant à s’impliquer et à s’expliquer. Le généraliste s’adresse directement au parent qui formule la plainte à la place de l’enfant. Les deux parlent de l’enfant à la troisième personne. A l’inverse, les adultes peuvent avoir une attitude ouverte (13 %). Le généraliste encourage l’enfant à s’exprimer, l’appeler par son prénom, tandis que le parent reste un peu à l’écart, n’intervenant qu’après l’enfant si celui-ci n’a pas pu répondre à une question du médecin. Troisième cas de figure (15 %) : le généraliste voudrait impliquer l’enfant, mais le parent interfère, intervient longuement et oriente les réponses.
 

Au stade de l’annonce du diagnostic et du traitement, le généraliste, soit naturellement, soit incité par le parent qui a monopolisé la parole, s’adresse encore plus volontiers à l’adulte. L’enfant écarté du dialogue ne se tourne pas pour autant vers son parent pour avoir une aide à s’exprimer. En revanche, quand les deux adultes l’encouragent à participer, en particulier quand l’enfant est plus âgé, celui-ci cherche plus fréquemment ce contact.
 

Les auteurs rappellent des études antérieures qui ont démontré, notamment dans l’asthme, combien il était important d’associer l’enfant à la démarche de soins, pour qu’il se prenne en main, et pour augmenter ainsi les chances de succès des traitements. Toujours selon eux, le praticien devrait d’abord expliquer à l’adulte qu’il faut laisser l’enfant s’exprimer, et ensuite, après avoir parlé avec l’enfant, utiliser en complément l’expertise parentale.
 

 
 

Kiek Tates, Ed Elbers, Ludwien Meeuwesen, Jozien Bensing. Patient Education and Counselling 48 (2002) 5-14 (Elsevier)

 
 
Retour en haut de page
Agenda

Comment créer et organiser une unité d'hospitalisation à domicile?
 
Des sessions de formation ayant pour objet l'HAD ont lieu tout au long de l'année 2008.
Suite à la réforme réglementaire de 2003, l'HAD se développe peu à peu, mais reste méconnue. Cette session vise à répondre à des questions pratiques: quelles sont les pathologies qui peuvent être prises en charge dans le cadre de l'HAD? Comment organiser une unité d'HAD? Quelles sont les obligations auxquelles sont soumises les unités d'HAD? etc.


Lieu: Décision & Stratégie Santé, 21 rue Camille Desmoulins
92 789 Issy-les-Moulineaux cedex 9

Pour consulter le programme et vous inscrire, cliquez ici
A découvrir
Fiches de lecture
Retrouvez le contenu de la rubrique "La proximologie au quotidien",  du Quotidien du médecin. Des experts commentent des cas pratiques de médecine générale, dans des situations où l'entourage est impliqué.
Accéder à la section "Fiches de lecture"


Proximologie.com accueil | Contact |  | Conditions d'accès | Charte de la vie privée
© 2003 Novartis Pharma SAS