Contribution des animaux familiers à la santé et à la guérison.
E. Friedmann, service Health and Nutrition Sciences, Brooklyn College of the City University of New York Journal of Small Animal Practice, décembre 1990. Publication présentée lors du symposium Waltham du 19 avril 1990.
Depuis une vingtaine d'années, les chercheurs essaient de mettre en évidence l'impact bénéfique en termes physiolo-gique et psychologique des échanges avec les animaux. E. Friedmann fait partie des pionniers.
L'animal augmente la durée de survie
Il a publié en 1980 une étude sur la survie de patients atteints d'affections coronariennes : leur chance de survie une année après leur sortie d'une unité de soins intensifs était supérieure pour ceux qui possédaient des animaux. L'analyse discriminante a montré que si la gravité de la maladie permettait d'expliquer 21 % de la variance de la survie à un an, la possession d'un animal avait une valeur pronostique complémentaire (4 % de la variance). Trois types d'explications sont avancées : la diminution du sentiment de solitude et de dépression, la diminution de l'anxiété et l'incitation à l'exercice physique.
L'animal, modérateur de stress
Depuis, plusieurs études ont été menées sur les modifica-tions de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque pendant une situation de stress (lecture à haute voix) sur des groupes d'enfants ou d'étudiants. Dans la plupart des études, quand le chien est présent, la pression artérielle augmente moins. Le Test de Perception Thématique avec Animaux (ATAT) qui consiste à faire évaluer une scène et des personnages dessinés en cochant des listes d'adjectifs pourrait être utilisé pour « prescrire » l'animal de compagnie le plus approprié.
Poissons « hypnotisants »
Autre constat : la contemplation de poissons dans un aquarium (dont l'effet est semblable à l'hypnose et permet d'obtenir une relaxation) s'est révélée être un moyen efficace d'accroître l'acceptation du patient pour une intervention de chirurgie dentaire (Etude de Katcher et coll de 1984 portant sur 42 patients). Elle a diminué aussi la perception de la douleur pendant cette intervention.
Conclusion :
Les maladies liées au stress comme l'hypertension artérielle et les affections coronariennes ont une grande prévalence dans notre société. Or, même s'ils ne sont pas une panacée, les animaux induisent des petits effets qui, répétés fréquemment, peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de la vie et atténuer les effets stressants des contrariétés de tous les jours.
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