Le Comité de Corrèze de la Ligue contre le Cancer a mené en 2002 un projet pilote innovant d’aide à la vie quotidienne.
L’objectif est de proposer des services adaptés à la situation de la personne malade (en tenant compte de son
entourage) pour faciliter le maintien ou le retour à domicile.
Il s’agit donc d’assurer à tous les patients les prestations dont ils ont besoin sur leur lieu de vie, tant sur le plan qualitatif que quantitatif par la mise en place d’un dispositif qui implique et fait intervenir l’ensemble des structures
sanitaires et sociales d’aide à domicile.
Dans un premier temps, les principaux besoins ont été identifiés : aide pour le ménage, le repassage et la lessive, préparation et portage de repas, courses, gardes d’enfants, aide au déplacement et aux démarches administratives, surveillances jour et nuit, aide au respect des traitements, aide à la toilette non médicalisée.
La Ligue s’est ensuite rapprochée de trois associations prestataires d’aide à domicile (Aide aux mères de familles à domicile, ADAPAC, ADMR) qui ont accepté de faire intervenir en priorité du personnel formé.
De son côté, la Ligue s’est engagée à évaluer les besoins de la personne, veiller à la mise en place de l’aide, participer financement des heures d’intervention, organiser des formations et mettre en place des régulations avec un
psychologue. Une coordinatrice chargée du dispositif se rend au domicile dans les 48 heures qui suivent la demande de la personne concernée, de son entourage, d’un professionnel de santé ou d’un travailleur social. Elle évalue alors les besoins d’aide humaine et matérielle, présente les services disponibles et recherche les solutions les plus pertinentes.
Au terme des neufs premiers mois de fonctionnement, un premier bilan a été réalisé par le Comité de Corrèze. Les personnes malades et leur entourage ont exprimé leur soulagement de pouvoir compter sur une personne ressource qui facilite l’accès à l’information. La formation dispensée aux aides à domicile semble avoir facilité l’accompagnement et la communication avec les malades et leurs proches.
Enfin, le dispositif a permis d’offrir plus rapidement
un accès à des services qui correspondent aux véritables
besoins des bénéficiaires.
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