Il insiste sur la nécessité d'inclure les proches de la personne malade dans la prise en charge globlale. Sa structure propose d'ailleurs des consultations de psychologues spécifiquement destinées à l'entourage.
S'occuper de l'entourage
De façon logique lorsqu'un cancer est diagnostiqué, tout est centré sur le malade. Or, le cancer va toucher toute la famille mais aussi les amis, les collègues de bureau, etc. Les proches qui accompagnent connaissent eux aussi des difficultés. Ils ont besoin qu'on leur prête attention, qu'on les écoute. De plus, nous savons très bien qu'en nous occupant de l'entourage, nous allons aussi améliorer la situation du patient.
Rétablir la communication
Parfois, les proches - et c'est tout à fait normal - ne savent plus comment réagir face à la personne malade et font des erreurs. Mais souvent il ne s'agit que de problèmes de communication. Chacun veut préserver l'autre et se tait. Notre rôle est d'aider à rétablir la communication entre le malade et son entourage, qu'aucun ne reste dans son coin.
Comprendre les proches
La réaction des proches face au cancer est très variable. Nous pouvons avoir l'impression que certains fuient complètement. Mais il faut se garder de tout jugement trop hâtif. Ainsi, j'ai en mémoire le cas d'une patiente dont je n'avais jamais vu le mari. J'ai fini par le rencontrer et il m'a expliqué que c'était tellement difficile pour lui qu'il préférait ne pas savoir. En fait, il ne s'agissait nullement de désintérêt. Tout à l'inverse, leur relation était tellement fusionnelle qu'il ne supportait pas de savoir sa compagne malade. D'où encore une fois l'importance de la communication.
Respecter le droit des malades
La communication entre les soignants et l'entourage n'est elle non plus pas toujours facile. La difficulté pour nous est d'essayer de repérer le mode de fonctionnement relationnel des malades et de leurs proches et de nous y adapter. Si les proches posent des questions, très bien mais certains vont vouloir le faire dans le dos des malades pour les protéger. Et là, il faut faire attention, notre devoir est aussi de respecter le droit des malades.
Ne pas toujours vouloir préserver l'autre
Certains patients ont tendance à se taire, à ne rien vouloir divulguer à leurs proches. Ce n'est pas la bonne solution. J'essaie toujours de convaincre mes patients de la nécessité de mettre un de leurs proches au courant. Qui que ce soit, d'ailleurs.
Accompagner
Lors des consultations, et notamment pour la première, la situation émotionnelle est intense. C'est pourquoi il est important que la personne malade soit accompagnée. Non seulement car cela apporte une présence souvent rassurante mais aussi pour la bonne compréhension des informations données. A deux, ces informations seront mieux retenues.