Helen Meintjes, chercheuse au Children’s Institute d’Afrique du Sud
Comment le gouvernement sud-africain considère-t-il le problème des orphelins du sida ?
Le problème, c’est qu’il n’existe pas d’allocation spécifique qui prenne en compte tous les aspects de la prise en charge des enfants par des membres de la famille qui sont sans ressource. Ce sont des allocations destinées à d’autres objectifs qui sont utilisées par défaut.
La pandémie de sida amplifie la pauvreté dans un village entier, et pas seulement dans une famille. Il faut donc considérer le problème de manière plus large, et aider les enfants pauvres matériellement, rendre l’école et les soins gratuits, et simplifier les démarches administratives pour les grands-parents, ou proches parents.
Nous recommandons également l’instauration d’une allocation universelle pour les enfants pauvres, ces derniers étant bien plus vulnérables à une telle situation. La solution à ce problème va bien au-delà de la seule question de la maladie.
Les ONG apportent-elles toujours les bonnes réponses ?
Le rôle des ONG associé à celui de l’Etat est crucial. Mais souvent le label d’initiatives envers les « orphelins du sida » est trop précis, et laisse de côté d’autres personnes dans le voisinage qui pourraient avoir aussi besoin d’aide, ce qui vulnérabilise encore plus les enfants. D’autre part, chaque situation est spécifique, beaucoup d’enfants vivent avec un parent malade, il faut donc aider aux soins de ce parent, et considérer encore une fois une aide pour les frais scolaires de l’enfant, mais aussi une aide nutritionnelle, des facilités de transport, etc.
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