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Comportements agressifs et conflictuels
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Quand chaque jour est un combat

Vous sentez-vous parfois critiqué ou blâmé
par la personne dont vous vous occupez ?

S'impliquer auprès d'une personne qui ne se rend
pas compte de vos efforts, refuse de suivre
vos recommandations, ou encore vous agresse
verbalement peut être source de découragement.
Ce type de comportements peut être lié à un sentiment de frustration que ressent votre proche, au fait de se sentir diminué, ou d'avoir l'impression d'une perte de contrôle et d'autonomie dans sa vie.
La personne malade projette alors son mal-être sur son entourage. Que faire pour éviter que chaque jour soit un combat ?

 

 
 

Gérer les colères ou le manque de coopération
 

Avant toute chose, il est primordial de parvenir à
atténuer la colère de votre proche pour s'assurer
de sa coopération. Il existe plusieurs façons d'y
parvenir. Expérimentez différentes méthodes pour
déterminer celle qui fonctionne le mieux avec la
personne que vous accompagnez.
 

 
 

Vous pouvez essayer :
 

L'humour : prendre les choses plus à la légère, sans pour autant mépriser la personne.
La compassion : "Je me rend compte à quel point tu es énervé(e), et je te comprends".
Détourner la conversation : donnez le change quelques instants et changez de sujet rapidement .
Faire une pause : dites à la personne que vous avez quelque chose à faire dans une autre pièce, et que vous reparlerez de tout ça un plus tard. Cela lui donnera le temps de se calmer, et à vous, l'occasion de souffler un peu.
 


Faire face à un refus de coopération
 

 
 

Assurez-vous d'abord que la personne que vous aidez comprend bien ce que vous lui demandez.
Un refus de coopérer peut être dû à un état de
confusion, notamment dans les cas de démence.
La maladie peut également rendre votre proche
incapable de réagir aussi vite que vous le
souhaiteriez.


 

  • Assurez-vous que votre proche est bien
    installé et en forme
    . Il peut être désorienté,
    surexcité, ou souffrir physiquement.
  • Soyez à l'écoute. Prenez le temps de lui
    demander s'il se porte bien. Il arrive parfois qu'un comportement rebelle résulte d'un problème plus profond. Par exemple, une personne malade peut refuser de prendre son bain par pudeur. Elle peut aussi refuser de s'alimenter en réaction à un sentiment de perte de contrôle. Dans ce cas, le
    fait de lui donner le choix peut favoriser sa coopération.
  • Soyez patient. Votre emploi du temps peut être très chargé, mais sachez que la personne dont vous vous occupez a ses propres horaires.
  • Consacrez plus de temps que d'habitude à des tâches simples. Vous voir effectuer un trop grand nombre d'activités simultanément peut la perturber.
  • Gardez votre calme. Vous voir calme peut l'aider à se détendre.
  • Remettez à plus tard les soins personnels si
    votre proche est contrarié. Déterminez si ce que vous voulez faire peut être reporté jusqu'à ce que la personne soit plus calme.
  • Ne vous opposez pas à sa propre réalité. Si
    votre proche malade croit qu'une chose est vraie, ne la contredisez pas, à moins que cela ne constitue un danger.
  • Observez de près son comportement. Tenez
    un carnet de bord avec des notes prises au
    cours de la journée, sur la fréquence ou le type d'agissements.

 

 
 
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Changer son propre comportement

A défaut de contrôler le comportement des autres, vous pouvez modifier le vôtre. Pour apparaître moins conflictuel face à une personne agitée :
-Tenez-vous à côté d’elle ou au hauteur d'yeux, plutôt  que de la dominer de face, surtout s’il y a plusieurs autres personnes qui la soigne en même temps.
-N'attendez pas une réaction ou une réponse immédiate. Donnez lui du temps.
-Maintenez le calme dans la pièce. Eteignez télévision et radio.
-Exprimez-vous clairement et lentement.
-Ne le prenez pas personnellement. Un comportement abusif est souvent un symptôme de la maladie d’Alzheimer ou de démence. Ce n’est pas la vrai nature de la personne. Souvenez-vous qu’elle peut ne pas être capable de se contrôler, ni même d’en être consciente, à cause de sa maladie.

En savoir plus

La maltraitance

Il arrive que des aides à domicile soient excédés et créent du ressentiment envers un parent plus âgé ou un client, spécialement si ce dernier souffre de démence ou possède un comportement particulièrement abusif.

 

Les signes à surveiller:

 

- Négligence : Refusez de donner à manger, de donner les médicaments, ou des soins tels  le bain ou la toilette ; Sur-médicamenter, cacher les objets personnels.

- Violence physique : gifles, coups de pied, ou abus sexuels.

- Violence morale : Isolement vis-à-vis des amis et de la famille, attaques verbales ou mépris.

- Abus d’ordre financiers : Voler de l’argent, les cartes bancaires, ou des objets personnels. Forcer un senior à signer des documents,   type testament.

Si le comportement de la personne âgée se modifie et qu’elle apparaît plus craintive vis-à-vis d’un aide à domicile ou d’un membre de la famille, et que vous suspectiez un abus  sur personne vulnérable, contactez les services sociaux de votre commune ou département. (Centre d’action sociale, CCAS - centre communal d’action sociale ou DRASS - direction des affaires sanitaires et sociales ou l'association ALMA France au 08.92.68.01.18)

 



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