Quel est son principe ?
- Les hormones sont des substances fabriquées par des organes dits glandes et transmis à d’autres organes « cibles », le plus souvent, à travers la circulation sanguine.
- Ils agissent sur ces organes cibles en se fixant sur des récepteurs présents dans leurs cellules.
- Dans le cas du cancer, les hormones vont agir sur les cellules cancéreuses et favoriser leur prolifération.
- Cette thérapeutique est réservée aux tumeurs hormonodépendantes, c’est-à-dire dont la croissance est sensible aux hormones. C’est le cas des cancers de la prostate ou de certains cancers du sein.
- L’hormonothérapie peut être utilisée seule ou en association avec les autres traitements anti-cancéreux.
Dans quel but ?
- L’hormonothérapie ne détruit pas les cellules cancéreuses mais elle empêche leur multiplication en créant un environnement hormonal défavorable.
- Elle empêche la fixation des hormones « pro-cancer » sur les récepteurs des cellules cancéreuses.
Quelles méthodes ?
On distingue trois types de modes :
- Soit on réalise une castration: chimique (par des médicaments qui annulent la sécrétion des hormones génitales), ou chirurgicale (ablation des glandes génitales : ovaires ou testicules). On parle d’hormonothérapie suppressive.
- On peut aussi administrer à l’homme des hormones féminines – les œstrogènes – pour s’opposer à l’action des hormones masculines - les androgènes –. C’est le cas dans le cancer de la prostate. On parle alors d’hormonothérapie additionnelle.
- On peut également introduire dans l’organisme une substance « anti-hormone » qui, en se fixant sur les récepteurs cellulaires de l’hormone naturelle empêche cette dernière d’agir : il s’agit de l’hormonothérapie compétitive. C’est le cas du traitement du cancer du sein.
Quels sont les effets secondaires ?
- Ils ont liés à la nature de l’hormone dont on souhaite supprimer l’effet, et à celle qu’on administre au patient.
- Par exemple, les effets secondaires de l’hormonothérapie dans le cadre du traitement du cancer du sein se rapprochent de ceux de la ménopause (par suppression des hormones oestrogènes) : ostéoporose, troubles gynécologiques…
- Dans le cas du cancer de la prostate, il s’agit plutôt de signes de féminisation, mais qui peuvent toutefois être limités par d’autres moyens thérapeutiques. Le choix se fait selon la volonté du patient, la tolérance de son organisme et l’avis médical.