Quand les possibilités d’agir sur la maladie, de la guérir ou de stopper son évolution s’amenuisent, on peut encore améliorer la qualité de vie, atténuer les désagréments causés par le cancer et ses traitements, voire prolonger la vie du patient.
Quand l’envisager ?
Tout signe clinique mal toléré par le patient ou rapporté par sa famille peut être une raison d’instaurer un traitement palliatif. L’inconfort peut être du aussi bien à l’évolution de la maladie qu’aux effets secondaires des traitements.
- La douleur est une des raisons principales de la prescription d’un traitement palliatif. Dans le cadre d’un cancer, la douleur est souvent nocturne, intense et invalidante. Des moyens thérapeutiques efficaces et adaptés à chaque malade existent pour la calmer, rétablir le sommeil, et améliorer la qualité de vie du patient et de son entourage.
- Toute manifestation liée à l’expansion locale de la tumeur et ayant des conséquences sur le fonctionnement des autres organes : compression du tube digestif ou des voies urinaires, gêne à la mobilité, saignements importants….
Par quels moyens ?
- La chirurgie est dite palliative quand elle ne permet pas d’enlever totalement la tumeur, ou quand celle-ci a déjà donné des métastases. L’acte opératoire peut viser simplement à diminuer la taille de la tumeur mère.
- La radiothérapie palliative s’adresse principalement aux métastases osseuses. Elle ne peut guérir la maladie, mais elle atténue fortement la douleur qui en résulte.
- La chimiothérapie prescrite en cas de métastases nombreuses ou peu sensibles est palliative. Elle diminue les diverses manifestations du cancer sans viser à l’éradiquer.
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