Il existe deux types de cancer du poumon qui ont des modes d’évolution et des traitements différents. Il est habituel de distinguer :
Le cancer à petites cellules
- Appelé ainsi à cause de l’aspect au microscope des cellules qui le causent. Il représente près de 20% des cancers du poumon.
- S’étendant rapidement vers les ganglions, il est rarement opérable. Néanmoins, il est très sensible à la chimiothérapie.
- La radiothérapie est aussi utilisée avec succès, notamment celle du cerveau. Elle vise à prévenir la formation de métastases cérébrales.
- Après l’instauration du traitement, la rémission est souvent rapide et spectaculaire. Malheureusement, les rechutes plus difficiles à traiter ne sont pas rares. Le pronostic de ce type est assez sévère.
Le cancer non à petites cellules
Regroupe plusieurs types de cancers. Il se développe le plus souvent aux dépens des grosses bronches. C’est le type le plus fréquemment rencontré.
- Si le cancer est de petite taille, strictement localisé à un poumon et que le malade peut supporter l’intervention, la chirurgie est le meilleur traitement. Permettant l’exérèse totale de la tumeur, elle impliquerait de meilleures chances de guérison. Elle est souvent associée à la chimiothérapie et/ou à la radiothérapie afin d’améliorer le pronostic. Deux types d’intervention sont possibles, selon la taille de la tumeur et son emplacement :
- Soit l’ablation du lobe atteint (ou lobectomie)
- Soit l’ablation totale du poumon droit ou gauche (ou pneumonectomie).
Le Dr. Gérard Zalcman, pneumologue à l’Institut Curie de Paris explique, qu’après l’opération, « le patient retourne habituellement à son domicile après deux semaines d’hospitalisation et peut reprendre une activité normale après quelques semaines. »
- Si la tumeur, bien que limitée au thorax, ne peut être enlevée du fait de son emplacement ou parce que le malade ne peut supporter l’opération, l’association radiothérapie/chimiothérapie est proposée seule.