En chirurgie mammaire, l’ablation des ganglions de l’aisselle peut provoquer une rupture dans les vaisseaux lymphatiques . Il en résulte l’absence d’évacuation puis la stagnation du liquide lymphatique (ou lymphe) dans les zones situées avant cette rupture : le bras.
On appelle lymphoedème l’accumulation de la lymphe dans les différents tissus (peau, graisse…), donnant un membre plus gros.
S’il se déclare tôt, il peut être rapidement jugulé ou même régresser spontanément. Le cas le plus commun et le plus difficile à traiter est celui du lymphoedème chronique qui apparaît 4 à 6 mois après la chirurgie.
Comment le traiter ?
Tout d’abord, il faut le prévenir, car le traitement n’est pas toujours couronné de succès. La technique du ganglion sentinelle permet notamment de prévenir la survenue du lymphoedème
Il existe différents modes de traitements. La réussite thérapeutique dépend de la combinaison de plusieurs d’entre eux. Elle sera différente d’une femme à une autre.
- L’élévation du bras : elle est suggérée en premier lieu. Elle peut être insuffisante.
- Le drainage lymphatique manuel : c’est un massage pratiqué par des professionnels. Parfois il est associé à l’utilisation de pompes de compressions (des ballons gonflés autour du bras).
- Les exercices physiques : adaptés et avec une surveillance professionnelle, pour éviter tout geste maladroit.
- Les vêtements de compression : des manches ou des bandages pour serrer le bras et réduire ainsi l’œdème.