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Anticiper les réactions de votre proche malade

Les réactions du patient face à la maladie peuvent parfois être déroutantes. Chaque personne va en effet s’adapter et développer ses propres moyens de défense, selon sa sensibilité et son histoire. Comment, dans ces conditions, trouver la bonne attitude ?
 

 
 

Face à un malade agressif
Devant des nouvelles pénibles et brutales, le malade peut réagir avec agressivité, avoir des mots durs à votre égard. Pour éviter de tomber dans un sentiment de culpabilité, il peut même vous adresser des reproches. Cette agressivité traduit parfois une peur d’être abandonné, sa maladie l’ayant recalé à un statut de membre passif de la famille.
Comment réagir alors ? Quelques conseils simples pour vous aider à mieux vous adapter :
 

 
 

- Soyez indulgent. Comprenez bien que cette agressivité n’est qu’un moyen de défense face à un profond désarroi.
- Adoptez une attitude calme et sereine.
- Cherchez à éviter tout différent.
- Si vous le sentez angoissé, aidez-le à accepter la réalité par des mots justes.
- Soyez prévenant et attentionné. Cela suffit parfois à dissiper toute mauvaise humeur.
 

 
 

Face à un malade dans le déni
 

Certaines personnes qui souffrent d’une maladie grave ont tendance à dissimuler toutes leurs émotions. Elles restent impassibles face à l’annonce du diagnostic et donnent l’impression que rien ne les atteint. Or dans la plupart des cas, il s’agit une nouvelle fois d’une armure, tant pour se protéger que pour protéger son entourage.
Si votre proche adopte ce genre d’attitude, vous pouvez améliorer vos échanges :
 

 
 

- Mettez le malade suffisamment à l’aise pour qu’il comprenne qu’il n’a pas à garder un masque avec vous. Ayez confiance en lui pour qu’il ait confiance en vous.
- Montrez-lui que vous êtes prêt à l’aider et que vous êtes là pour surmonter ensemble cet obstacle. Veillez toutefois à respecter son indépendance, le malade doit sentir que vous proposez du soutien et non pas que vous voulez en imposer.
- Tendez-lui la main, par une parole ou par un geste. Vous pouvez par exemple dévoiler une partie de votre propre jardin secret, c’est une méthode très incitative à la parole.
 

 
 

Face à un malade dans le silence
 

Il est possible que la personne refuse systématiquement de discuter de la maladie avec vous. Elle peut aussi refuser que vous l’accompagniez lors des visites chez le médecin. C’est aussi une façon de vous protéger et de se protéger.
Face à cela, il est délicat de trouver la bonne attitude.
 

- Evitez de consulter les médecins à l’insu du malade. Cela ne servira à rien puisque les soignants ont le devoir de respecter le secret médical et la volonté du malade.
- Vous pouvez néanmoins faire intervenir l’équipe soignante afin de convaincre le malade de vous parler. Montrez que vous êtes assez fort pour accepter le diagnostic et que vous êtes là pour lui apporter une aide concrète.
- Sinon, proposez à votre proche de se confier à une tierce personne, un(e) ami(e) notamment avec qui il ne partage pas le quotidien mais qui pourra lui prêter une oreille attentive.
 

 
 

 

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L’essentiel

- Face au cancer, chacun réagit selon ses propres moyens de défense : agressivité, colère ou déni. Respectez la nature de votre proche.

 

- Le malade peut préférer cacher ses émotions de peur de vous gêner : faites-lui comprendre que vous êtes aussi là pour l’aider dans ces moments de doute ou de désarroi.

 

- Si votre proche refuse de vous parler de sa maladie, vous pouvez l’orienter vers des professionnels (psychologue, infirmière…) ou d’autres membres de votre entourage.

 

- Dans la relation qui unit le malade à son médecin, deux aspects sont importants à souligner :

- Le secret médical. Sans l’accord du concerné, le praticien ne peut livrer d’informations
sensibles. 
- Le médecin traitant joue souvent un rôle de médiateur afin d’améliorer la
communication entre proches et patient.

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