Recherche Proximologie.com
 
Accueil espace cancer
Impacts sur votre vie
Accompagner votre proche

Accepter le diagnostic
Comment réagir?
Parler aux enfants
Médecin, malade, proche
Le soutenir pendant
Ensemble après
En cas de rechute
Soutenir votre proche: avis d'experts
S'organiser au quotidien

Contact
Aide
Recevoir la newsletter

Accompagner votre proche en cas de rechute

- Une rechute se définit comme étant la réapparition d’une maladie pendant la période de convalescence, c’est-à-dire avant d’avoir recouvré une santé complète.
- Peu utilisé, le mot « récurrence » est plus correct que celui de rechute pour désigner une nouvelle évolution d'un cancer, qui était apparemment guéri.
- Selon la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), la récurrence se distingue d'une rechute par la durée de l'intervalle entre les deux cancers : il est court pour une rechute, long pour une récurrence.
 

 
 

Quelles sont les causes des rechutes ?

 

  • La rechute n'est pas un deuxième cancer mais la continuité du premier.
    -Il peut réapparaître soit au même endroit si des cellules cancéreuses n’ont pas été complètement retirées par la chirurgie ou tuées par la radiothérapie.
    - soit à distance, si la chimiothérapie n’a pas détruit toutes les cellules migrantes, c’est-à-dire  les métastases.
  • Cela ne signifie en rien que le traitement initial était mal adapté : les cellules qui causent cette rechute ont échappé aux traitements,
    - soit parce qu'elles siègent dans un site où elles sont difficilement accessibles pour la chirurgie ou la radiothérapie (os, cerveau…).
    - soit parce qu'elles sont résistantes : les différentes molécules employées dans la chimiothérapie ne sont pas assez toxiques pour les tuer.

 
 

Traiter la rechute
Pour traiter une rechute, les thérapeutiques varient selon chaque patient et dépendent de la localisation et de la taille de la nouvelle tumeur.
- Une nouvelle intervention chirurgicale peut être envisagée, c’est le cas par exemple de certaines métastases hépatiques.
- Des nouvelles cures de chimiothérapie peuvent être prescrites, le plus souvent avec des molécules plus agressives que pour les premières cures.
- La chimiothérapie, comme la radiothérapie peuvent être indiquées, non pas pour guérir de la maladie mais pour améliorer la qualité de vie du patient, notamment pour soulager les douleurs liées au cancer : on parle de traitement palliatif.
- Toute rechute est associée à une surveillance étroite, avec des consultations et des examens réguliers, biologiques, radiologiques ou autres.
 

 
 

Garder confiance
La rechute n’est pas forcément liée à une mauvaise prise en charge initiale : le cancer est une maladie imprévisible, longue et parfois chronique.

 

  • Même si vous êtes tenté de le faire, ne changez pas d’équipe soignante. Autant un second avis est recommandé au moment du diagnostic, autant il est inutile en cas de rechute ; et ceci pour plusieurs raisons :
    - l’équipe soignante de votre proche connaît son dossier médical et peut prévoir les réactions de son organisme par rapport aux traitements instaurés (résistance, effets secondaires…), elle s’est aussi familiarisée avec le mode de fonctionnement de votre cellule familiale.
    - S’il existe parfois un choix de protocoles thérapeutiques, ils ont tous faits leurs preuves. Certains sont plus ou moins adaptés à la spécificité de la maladie et du malade. Il est donc inutile de regretter les choix effectués, chaque protocole présente des avantages et des inconvénients.
    - Votre proche a sûrement établi des liens d’ordre affectif avec les différents professionnels de santé qu’il rencontre. Un changement total des visages et des endroits, pourrait aggraver son sentiment d’abattement. 
  •  Faites attention à ne pas céder à n’importe quel type de médecine douce. Si l’effet de certaines plantes ou techniques (l’acupuncture par exemple) a été prouvé et peut soulager le patient, ce milieu n’est pas toujours scientifiquement, ni juridiquement, encadré.
  • Pour mieux comprendre la maladie et son évolution, n’hésitez pas à en discuter avec le médecin traitant ou le cancérologue de votre proche, avec son accord.

 
 

Rester disponible
En cas de rechute, il va falloir vous montrer encore plus disponible que la première fois.
- Votre proche malade pourra être tenté de baisser les bras. C’est à ce moment là qu’il est important d’être présent, de lui montrer que vous êtes à ses côtés.
- Votre principal rôle sera de l’épauler moralement, de lui redonner espoir et de le déculpabiliser par rapport à la peine qu’il vous cause. Rappelez-lui, par exemple, les étapes que vous avez franchies ensemble avec succès, afin de lui insuffler le courage de continuer les traitements.
- Pensez aussi à vous. Faites-vous aider par les différents praticiens, pour comprendre ce qui se passe. Un soutien psychologique de la part de vos proches ou d’un professionnel peut vous être utile.

 

 

Retour en haut de page
L’essentiel

- Une surveillance rapprochée est nécessaire même après les traitements. Elle permet de  détecter tout signe de rechute. Vivant aux côtés du malade, vous pouvez aider à signaler ces signes : amaigrissement, fièvre, fatigue, douleurs…

 

- Une rechute est souvent difficile à vivre pour le malade. Vous pouvez le soutenir en vous montrant plus présent et davantage à l’écoute.

 

- La rechute est parfois une évolution naturelle de certains cancers et ne signifie pas que l’équipe soignante a fait des mauvais choix thérapeutiques. Continuez à lui faire confiance.

Autres fiches en rapport :
Echanger avec ses proches
Anticiper les réactions de votre proche malade
Le psycho-oncologue
Les traitements palliatifs


Proximologie.com accueil | Contact |  | Conditions d'accès | Charte de la vie privée
© 2003 Novartis Pharma SAS