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Les Aidants familiaux.
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Présentation générale de l’ouvrage et des auteurs
Définition :
« L’intitulé générique d’aidants familiaux désigne les personnes issues de la famille ou en étant proche ayant une activité quelconque mais durable à l’égard d’une personne aidée caractérisée par une diminution notable et durable de ses capacités et compétences. Cet intitulé […] exclut les professionnels de l’aide à domicile dans la mesure où […] ils sont rémunérés pour une activité reconnue ».
Pourquoi sont-ils importants ? Le vieillissement de la population, la sociologie des relations familiales favorisant l’éclatement et la recomposition des interventions de l’État-providence ont conduit les pouvoirs publics à mettre l’accent sur l’importance des aidants familiaux. En outre, ces derniers incarnent le thème du maintien à domicile.
Les problèmes à résoudre : Accepter l’idée de devoir financer une solidarité privée, considérée comme « naturelle ». La formation de l’aidant devant des pathologies souvent lourdes et évolutives. La gestion, pour l’aidant, des conséquences sur sa propre vie. L’ampleur est telle que les solutions se doivent de relever de propositions collectives.
Les auteurs : Un livre collectif rassemblant onze contributions à un séminaire organisé à l’université Pierre-Mendès-France (Grenoble 2) par le Centre Pluridisciplinaire de Gérontologie au mois de novembre 2008. De nombreuses disciplines étaient représentées et s’appuyaient sur des expertises professionnelles, des enquêtes de terrain et des réflexions conceptuelles.
Principales idées :
- Qui est l’aidant familial ?
- Quel est l’impact de l’aidé dans et sur sa famille ?
- Les pratiques existantes en matière d’aide au aidants
L’aidant familial comme nouvel acteur Gilles Séraphin rappelle l’évolution des politiques tant nationales qu’européennes et souligne l’importance des travaux de la COFACE et de l’UNAF. Catherine Gucher analyse les allers-retours entre État et espace familial, et les théories sociologiques, exposées par Alain Blanc, viennent soutenir l’idée d’une professionnalisation de la fonction de l’aidant familial. Enfin, Amandine Weber apporte un appareil statistique essentiel, rappelant qu’en France 5,5 millions de personnes sont « aidées » par 8,3 millions d’« aidants ».
L’impact de l’aidé dans (et sur) les familles Colette Eynard souligne les dissensions existant entre professionnels de l’aide et aidants familiaux et préconise de ne pas assimiler ces derniers à des professionnels afin de respecter la spécificité des relations familiales. Michele Mylinski aborde le cas de la relation « mère démente-fille aidante » dans une perspective psychanalytique. Simone Korff-Sausse explore le champ de la communication possible entre personnes âgées et aidants et les différences entre vieillissement et handicap.
L’aide aux aidants
Amandine Ruffiot s’intéresse aux pratiques, notamment matérielles, de l’aide familiale afin de « rendre habitable la relation entre l’aidant et l’aidé » et Marie Francoeur détaille les enjeux du placement en institution spécialisée pour les personnes âgées, tant pour ces dernières que pour les aidants.
L’article d’Amandine Jasmine Masuy permet, par la différence entre politique en région flamande et wallonne, de constater que lorsque l’État rémunère l’aidant familial (région flamande), l’institutionnalisation est moindre. Enfin, les forces et les faiblesses de l’exemple suisse sont présentées par la dernière communication.
En conclusion : Du fait du vieillissement de la population des pays développés, l’importance des aidants familiaux ne peut qu’aller croissant. Comment aider l’aidant ? Ce livre présente un panorama global des problématiques d’une situation en mouvement.
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Aidants Alzheimer

Un kit de formation destiné à aider les proches de malades d'alzheimer.
